Répertoire


danse persane Rana Gorgani

Danse De Cour Persane

Persian Court Dance


La danse de cour persane, de l’époque Qadjar, prend naissance fin 19ème siècle. Elle représente la coquetterie des courtisanes de la cour du Shah (roi de Perse) et raconte les préparatifs minutieux et délicats des femmes dans les harems des palais. Cette danse, dont chaque mouvement est raffiné et féminin, donne son nom à une des plus importantes techniques de la danse persane appelée le “naaz”.

Les expressions du visage utilisées par la danseuse, lui donnent une couleur très théâtrale. Chaque geste est mimé avec précision et raffinement. La danse évoque l’atmosphère des divertissements de la cour pendant cette période : la danseuse s’habille, coiffe ses longs cheveux, se pare de ses plus beaux bijoux, se maquille, se parfume…

C’est avec une attitude altière pleine de finesse, de délicatesse et de subtilité que la danseuse honore cette danse majestueuse.

Chaque mouvement aux airs solennels exécutés avec grâce, rappelle la splendeur des figures caractéristiques de la poésie persane telles que les jardins fleuris, les fontaines et les bassins d’eau.

danse persane Rana Gorgani

Danse D'Azerbaijan 

Dances from Azerbaïjan

 

L’Azerbaïdjan oriental se situe au nord-ouest de l’Iran, sa capitale est Tabriz. Dans cette région, les musiciens sont appelés les “asheghs”, ce qui veut dire littéralement “amoureux”. La ville de Tabriz se trouve sur le cours d’une rivière, et c’est de toute évidence que l’on retrouve dans les danses la fluidité d’un cours d’eau.

Des pas des femmes, glissement harmonieux, découle la pureté de formes élégantes qui hypnotisent et envoutent. Plus complexe, la danse des hommes est une combinaison de pas et de sauts très techniques et acrobatiques.

Les danses en couple rappellent l’emblème des “bôtehs geghehs”. Ces fleurs mystiques iraniennes dont un des symboles est l’union de l’homme et de la femme, évoquent l’amour, raison pour laquelle les “Asheghs” jouent et chantent.

Les danses d’Azerbaïdjan sont certainement les danses les plus émouvantes du monde persan car elles expriment tour à tour les sentiments de l’être humain, où se mêlent mélancolie, rêve et allégresse.

danse persane

Danse Soufie

Sufi Dance


La danse soufie d’Iran, appelée “Samâ” est une danse tournante au sein de laquelle s’articulent sept mouvements principaux, en référence aux sept astres errant parmi les étoiles et aux sept recommandations du poète persan Djalāl ad-Dīn Rūmī , aussi appelé Molânâ.

Cette danse mystique, fondée par Rûmi, est une recherche, une prière et une relation entre soi et le divin. N’étant pas dissociable de la poésie soufie, cette pratique est une réelle philosophie qui peut mener à diverses interprétations spirituelles. Les tours, dans les danses d’Iran, symbolisent souvent les quatre saisons à travers lesquelles le temps passe. La danse rappelle aussi les symboles que sont les quatre éléments de la planète : l’air, l’eau, le feu et la terre, qui s’unissent ensemble pour former le cinquième élément,”le vide”, sans lequel les autres éléments ne pourraient être réunis.

La Danse Soufie est une danse universelle qui entraine le corps et l’âme vers la lumière spirituelle du cœur. Cette danse est aussi ce que l’on appelle en persan l’ivresse mystique: une sensation, un état indéfinissable apporté par la musique, la poésie et la danse. C’est ainsi que le danseur vit et incarne cet état sur les sons puissants du daf (tambour sur cadre orné d’anneaux à l’intérieur), instrument indispensable au rituel, mais aussi sur les mélodies enivrantes du ney (flute de roseau) tar et sétar (instruments à cordes pincées) qui accompagnent la cérémonie du samâ…

danse persane Rana Gorgani

Danse Mystique Persan

Mystical persian dance


Cette danse est un langage métaphorique de la poésie mystique persane. On y reconnaît un vocabulaire de gestes commun à celui de la danse persane.

Dans cette danse, le corps est toujours relié au ciel et à la terre, à l’instar de l’oiseau prenant son envol de la terre vers le ciel. Effectivement, on devine à travers les mouvements de la danse différentes figures d’oiseaux comme celles du rossignol, du paon, “tâvous” en persan, mais aussi celle du Simorgh, oiseau mystique que l’on retrouve dans l’œuvre du poète soufi Farid al-din Âttar.

Représentation emblématique de la symbolique persane, le jardin est illustré par toutes les formes d’art comme les miniatures, peintures, fresques murales de l’architecture iranienne, tapis persans ainsi que par la musique classique, la poésie, et bien sûr la danse.

C’est ainsi que l’arbre, allégorie de la vie, se voit représenté dans la danse par des gestes symbolisant le platane, le cyprès, les arbres fruitiers tels que le figuier ou le grenadier…Par ailleurs, les figures florales évoquent la fleur mystique ” “bôteh gegheh”.

D’autres symboles profonds et philosophiques sont incarnés par de nombreux éléments encore. Sublimée par la splendeur des tours soufis, cette danse réunit beauté, universalité et héritage culturel persan.

danse persane Rana Gorgani

Danse Du Nord de l'Iran

North Iranian Dance


Le nord de l’Iran est une région fertile où sont cultivés riz, thé, blé…Situées au bord de la mer Caspienne et entourées de montagnes, les régions de Gilan, du Mazandaran et du Khorassan se distinguent par des musiques et danses aux rythmes entrainants. La nature abondante qui les entoure a inspiré la musique et la danse particulières de cette partie du pays. Le bruit des vagues est sans cesse rappelé par les percussions vives et puissantes, tout comme le ney évoque la roselière des plans d’eau et l’appel du berger à son troupeau par ses sons stridents.

La vie quotidienne des femmes et des hommes, elle, est illustrée par la danse dont les mouvements enjoués et festifs représentent le déroulement du travail dans les rizières, plantations de thés et champs de blé au fil des saisons.

On retrouve, dans la délicatesse des mains, les symboles de la danse persane et c’est par les tours virevoltants que la danseuse raconte la préparation magique du “gol âb” (eau de fleur). Ainsi, les images des pétales de fleurs répondent à celles du rossignol qui se pose et chante l’amour sur l’arbre de vie éternel. Ce patrimoine dansé est un hommage à la fécondité et à la nature qui nous entoure. Imprégnées de gestes ancestraux, ces danses célèbrent les éléments de la terre qui deviennent poésie et langage universel.

danse persane Rana Gorgani

Danses Nomades d'Iran

Nomadic Dances from Iran


L’Iran est un des pays du monde ayant la population nomade la plus importante. La danse fait partie intégrante de la vie quotidienne des nomades et se pratique lors des fêtes, cérémonies et rituels sacrés.

Par la puissance des mouvements répétitifs des bras et l’énergie des tours évoquant le feu, la danse embrase l’espace. Elle devient flambeau de lumière, le corps s’enflamme lorsque la musique s’accélère et c’est alors que le danseur réveille la terre par ses frappes de pieds précises sur le sol. Les foulards aux couleurs brillantes, agités avec rapidité et énergie, rappellent les ailes battantes des papillons. Ces danses, aux gestes tribaux et uniques, puisent leurs racines dans les profondeurs de la culture persane. Les peuples nomades d’Iran, qui poursuivent leur périple depuis des millénaires, restent encore vivants et authentiques grâce à leurs coutumes, musique et danses. Ces mouvements ne sont ni artistiques ni techniques, ils sont le fruit d’une histoire qui raconte le long périple parcouru par les nomades à travers l’espace et le temps, avec pour seul repère cet astre imposant et indispensable à la vie : le soleil. Reflet de légendes et de rites enchanteurs, les danses des peuples nomades d’Iran réveillent les âmes et les coeurs.

danse persane

Danse du Sud de l'Iran

South Iranian Dance


Le sud de l’Iran est une région au bord du Golf Persique où les espaces arides prennent place lorsqu’on s’éloigne du littoral. 

Les habitants du sud de l’Iran croient au “Zâr”, une cérémonie ancestrale “aux pouvoirs de guérison” destinée à purifier le corps et l’esprit. Ce rituel amène le corps à un état de transe. De cette pratique est née une danse intense, aux pouvoirs magiques, qui puise sa force dans le sol et amène le corps vers un état de lâcher prise et de libération.

La musique entraine celui qui l’écoute vers un sentiment d’exaltation et d’allégresse. Les techniques de vibrations corporelles, effectuées par le danseur, le mènent à effectuer des mouvements réguliers où chaque membre de son corps accompagne la danse de manière distincte et précise.

Les clappements des mains du danseur apportent au mouvement une musicalité définie avec exactitude sur les rythmes de transe. La pratique du “Zâr” est une coutume incontournable dans le sud de l’Iran, par laquelle le corps évolue avec la musique, véritable guide spirituel.

danse persane Rana Gorgani

Danses Afghanes

Afghan Dances


Les danses d’Afghanistan sont basées sur une gestuelle mimée par laquelle s’enchainent des mouvements qui permettent l’expression de différents sentiments et émotions.

Ces mouvements décrivent les différentes activités de la vie quotidienne du peuple afghan telles que la couture, le travail de la broderie, la préparation du thé, la semence, la cueillette des fruits, des fleurs ou encore la préparation du pain… La musique, jouée essentiellement par le rubab (instrument originaire de l’Afghanistan à cordes pincées) et les percussions tablas, apporte des timbres musicaux entre l’Inde et l’Iran. Ces danses puisent leur force de la terre par leurs tours virevoltants alors que puissance et délicatesse émanent de la gestuelle aérienne. Elles sont le fruit d’influences multiples des cultures d’Asie Centrale et représentent les peuples qui l’habitent. Alors que la danse du peuple nomade baloutche est guerrière, à Hérat, la danse d’Attan est une ode mystique, une transe infinie.

Les légendes afghanes racontent que, grâce à la puissance et la vitesse de la musique, la danseuse se transforme en “poupée volante”, nom donné au cerf-volant fabriqué de tissus de soie.

Cette autre danse, héritage de la route de la soie, rend hommage aux traditions millénaires de ce pays.

Joyeuse et acrobatique, la danse du thé raconte les cérémonies afghanes et c’est une improvisation constante entre les musiciens et les danseurs qui s’organise. Dans les danses logaris, issues de la vallée du logâr (rivière d’Afghanistan), les musiciens et les danseurs évoluent ensemble, ce dialogue est un réel défi car la musique trompe la danse avec des arrêts imprévus, créant des ruptures et des accélérations.